Prévu initialement en juin 2020, mais décalé pour cause de Covid-19, le One planet summit s’est finalement tenu à Paris le 11 janvier 2021. Le sommet ouvre la voie à la convention des Nations unies sur la diversité biologique qui se tiendra en Chine et permettra d’élaborer une stratégie mondiale en faveur de la protection de la biodiversité. Mais pour l’heure, l’Élysée a dévoilé ses quatre priorités.

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L’agriculture a son rôle à jouer…

Les axes définis par le président de la République sont les suivants :

  • La promotion de l’agroécologie pour « protéger la diversité des écosystèmes en réduisant les pollutions tout en permettant plus de créations d’emplois et en agissant pour la sécurité alimentaire ». À cet effet l’Élysée rappelle l’objectif intégré au plan de relance d’implanter 7 000 km de haies agricoles d’ici à 2022 ;
  • Limiter la déforestation et mettre en place des chaînes d’approvisionnement plus durables. L’Élysée évoque cette fois des chartes d’engagement entre l’État, les filières des huiles et des protéines végétales, ainsi que les filières de l’élevage pour une stratégie nationale en faveur des protéines végétales ;
  • La protection des écosystèmes marins et terrestres avec pour objectif d’avoir en France 30 % d’aires protégées terrestres et marines d’ici à l’été 2022 ;
  • La mobilisation de 30 % des financements français, publics et privés, en faveur du climat pour la protection de la biodiversité.

Ces quatre thématiques prendront forme à la fin de 2021 lors du vote de la troisième stratégie nationale pour la biodiversité qui fixera un cap national à l’horizon de 2030.

… mais sous réserve de financements

La FNSEA a fait savoir, par communiqué de presse, que le secteur agricole devait être nécessairement associé à ces actions en faveur de la biodiversité. Le syndicat tire la sonnette d’alarme sur la nécessité « d’améliorer le revenu des agriculteurs » qui œuvrent à la protection de l’environnement, citant par exemple les contrats de prestations de services environnementaux, la valorisation des produits agricoles français auprès du consommateur ou des mesures d’accompagnement des exploitations dans la transition agroécologique.

Le syndicat majoritaire rappelle s’être notamment engagé dans l’initiative 4/1000, ou encore que les agriculteurs assurent quotidiennement leur mission de préservation de la biodiversité avec le maintien des prairies, des zones humides, ou des terrasses en collaborant avec les parcs naturels, conservatoires du littoral ou espaces naturels.

Alessandra Gambarini