Dans son communiqué de presse diffusé le 23 janvier 2019, après avoir participé à une table-ronde organisée au Sénat, le syndicat prend notamment comme exemple « la guerre des prix inacceptable imposée récemment par les grandes et moyennes surfaces (GMS) aux entreprises bio de l’agroalimentaire ».

« Les GMS préfèrent les importations à bas coûts »

« Cette guerre des prix est d’autant plus préjudiciable qu’elle affecte une filière en développement, souvent en manque de produits nationaux, insiste la Confédération paysanne. Les GMS préfèrent favoriser les importations à bas coûts, plutôt que de participer au développement de l’agriculture biologique en France avec des prix rémunérateurs. »

Le syndicat explique qu’il a engagé « des actions dans de nombreux supermarchés pour dénoncer cette situation. Des opérations de stickages ont eu lieu dans l’Aude, la Corrèze, l’Aveyron, la Creuse, l’Ille-et-Vilaine, la Manche, le Vaucluse, les Pyrénées-Atlantiques… et continueront ces prochains jours. »

Aucun changement d’attitude

La Confédération paysanne pointe aussi « l’absence de changement profond de mentalité dans les négociations commerciales. Face à ce constat, nous testerons dès la parution de l’ordonnance en mars prochain, l’efficacité de la mesure la plus importante à nos yeux dans cette loi : celle sur les prix abusivement bas imposés aux producteurs et productrices. »

L’organisation estime que la situation actuelle est « celle voulue par la FNSEA, l’Ania, Association nationale des industries alimentaires, et la FCD, Fédération du commerce et de la distribution, qui avaient signé une plateforme commune au début des États-généraux de l’alimentation pour que rien ne change. »

E.R.