« Dans 15 jours si rien ne change, les États-généraux de l’alimentation seront bel et bien enterrés », alerte l’association nationale des industries alimentaires (Ania), dans un communiqué de presse du 13 février 2019.

« Aussi terrible que les années précédentes »

« La réalité des box cette année s’avère aussi terrible que les années précédentes : demandes de baisses de prix systématiques de la grande distribution à l’encontre des entreprises alimentaires, pressions, chantage, menaces de sorties de rayons pour vos produits si vous n’acceptez pas les conditions imposées », dénonce l’Ania.

À 15 jours de la clôture des négociations commerciales, l’association publie les résultats de son observatoire, s’appuyant sur les retours de plus de 450 entreprises alimentaires de toutes tailles et de tous secteurs. L’Ania dresse un constat sans appel. Les promesses de la grande distribution ne sont pas tenues.

Des demandes de baisse systématiques

Selon cet observatoire :

  • 96 % des entreprises sondées dans l’observatoire estiment que « la situation avec leurs clients de la grande distribution n’est pas meilleure, voire s’est dégradée, par rapport à l’an passé ».
  • 77 % des entreprises témoignent de demandes de baisse de prix systématiques.
  • 71 % des entreprises qui ont formulé des demandes de hausses de prix justifiées par des hausses de coûts de matières premières agricoles déclarent que ces demandes n’ont pas été prises en compte.
  • 72 % des répondants estiment que les distributeurs ne respectent que partiellement, voire très peu, les dispositions de l’ordonnance sur l’encadrement des promotions.

Le comité de suivi des relations commerciales réuni par Bruno Lemaire, le ministre de l’Économie et des Finances, et Didier Guillaume, le ministre de l’Agriculture, ce 13 février, fera-t-il avancer les choses ? Rien n’est moins sûr.

Marie Salset