Réunis lors d’une table-ronde organisée le 28 février 2019 au Salon de l’Agriculture par le cabinet d’avocats Jeantet, les représentants de la grande distribution et de l’industrie de l’agroalimentaire ont fait le point sur l’avancée des négociations commerciales et les difficultés rencontrées.

« Les industriels portent une pression importante sur leurs épaules »

Valérie Weil-Lancry, directrice juridique en charge des relations commerciales à l’Ania, Association nationale des industries alimentaires, a salué la mise en place de la loi, mais reconnaît que les industriels subissent une forte pression de la part de la grande distribution.

« Nos entreprises négocient avec 4 centrales d’achat et certaines représentent plus de 30 % du marché. » Elle regrette également que le prix des produits alimentaires soit le seul élément débattu lors des négociations commerciales.

Un point de vue que partage Thibault Bussonnière, responsable des relations commerciales de Coop de France. « Le prix reste le seul levier de négociation. Nous souhaiterions que des éléments tels que la qualité des produits et la responsabilité sociétale des producteurs soient également mis dans la balance. »

70 % de contrats signés à 2 jours de la date butoir

À l’approche de la fin des négociations commerciales, et alors que « 70 % des contrats ont été signés à ce jour », Tony Védié, directeur juridique des opérations du groupe Carrefour, a affirmé de son côté qu’il y avait « plus d’apaisement dans les négociations cette année que les précédentes ».

Même si la date butoir est demain, l’ensemble des participants de la table-ronde s’est montré opposé à la décaler, « à condition que l’on puisse toujours négocier ensuite ». Les prochaines 24 heures ne devraient pas être de tout repos.

B.Q.