« On commence à rentrer dans une période critique », rapportaient les cabinets du ministre de l’Agriculture et du ministre de l’Économie, lors d’un échange avec la presse, organisé la veille du Comité de suivi des négociations commerciales du 29 janvier 2021.

Les cabinets ont rappelé que les contrats doivent être signés avant le 28 février et font état de remontées du terrain jugeant les négociations « tendues » et de « divergences de vues entre les différents maillons ».

Hausse des coûts de production

Selon eux, les situations sont disparates, les PME sont plus en avance sur la signature des contrats que les grands groupes. Le cabinet de Julien Denormandie se dit inquiet des augmentations de coût de production dans les filières animales, notamment pour le lait, la viande et les œufs du fait de l’augmentation du coût des matières premières ou de la sécheresse.

« On a l’impression que les augmentations de coûts ont des difficultés à être prises en compte dans un certain nombre d’enseignes, mais pas toutes », explique un conseiller. Une constatation qui a valu un coup de gueule du ministre, ce mardi 26 janvier 2021, promettant des sanctions si les enseignes ne redressent pas la barre.

La menace du « name and shame »

« Il y a une loi et il n’est pas question que les producteurs qui sont face à des hausses de coûts soient ceux qui subissent la dégradation du contexte économique global », insiste le cabinet du ministre de l’Agriculture, qui rappelle que pratiquement tous les indicateurs ont été publiés par les filières et que « la construction du prix en marche avant » à partir de ces indicateurs est inscrite dans la loi.

Interrogé sur la possible désignation des distributeurs qui ne jouent pas le jeu, le cabinet du ministre de l’Agriculture répond que « ce n’est pas impossible » mais que « tout dépendra de comment avance les négociations. Un ultimatum a été fixé ce sera la marche suivante ».

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Marie Salset