« Cette année encore, les négociations commerciales continuent d’être centrées uniquement sur le prix : près de 49 % des entreprises ont ainsi signé en déflation. La loi doit être appliquée pour mettre de l’ordre dans les relations commerciales. Il faut renforcer les contrôles et sanctionner de manière dissuasive », a exigé l’Ania dans un communiqué.

En 2018, à l’issue de la phase annuelle de négociations, cet indicateur atteignait « seulement » 47 %. Cet accroissement confirme le sentiment d’impuissance des industriels qui, à 90 %, considèrent que leur relation s’est dégradée en un an avec leurs puissants clients, estime l’association.

« C’est la seule industrie qui a dû faire face à six années consécutives de baisses de prix, conséquence directe de la bataille des parts de marché entre les enseignes de la grande distribution : depuis 2013, les prix des produits de grande consommation ont baissé de 6,1 %. Cela représente 5,5 milliards d’euros détruits sur l’ensemble de la filière », poursuit-elle.

L’étude assure également que 77 % des industriels sont confrontés à des demandes de déflation de principe, que 59 % ont subi des menaces de déréférencement de la part des distributeurs et que 23 % ont subi des déréférencements effectifs au cours des négociations.

La France compte 450 000 agriculteurs et 17 253 entreprises agroalimentaires pesant un chiffre d’affaires global de 176,1 milliards d’euros en 2018, en augmentation de 1,5 %, et seulement quatre centrales d’achat.

Mais l’an passé, la conjoncture a continué de se dégrader avec la fermeture de sites, une baisse de la production et des investissements.

La loi portant sur l’alimentation doit entraîner des hausses de tarifs sur 4 % des produits de grande consommation (PGC) et des produits « d’appel ». Ces augmentations de marge sur les PGC doivent permettre aux distributeurs de réduire celles sur d’autres produits pour mieux rémunérer paysans et producteurs.

AFP