« Où est donc passée la valeur générée par la hausse du seuil de revente à perte (SRP), estimée à plus de 600 millions d’euros par an : pas dans la poche des transformateurs ni, a fortiori, dans celle des producteurs », s’insurge Coop de France, dans un communiqué du 1er avril 2019.

Un mois après la fin des négociations commerciales, Coop de France dresse à son tour un bilan amer. « Faisant suite aux remontées transmises par les coopératives agricoles sur leur déroulement, le bilan est sans appel : malgré la loi et les déclarations récentes, la guerre des prix continue », regrette vivement l’union des coopératives.

Des baisses sur les marques de distributeur

Sur la base des informations remontées par les coopératives qui participent aux négociations commerciales, Coop de France retient que :

  • Les distributeurs demandent des baisses de prix sur les marques de distributeur (MDD), dont les négociations sont toujours en cours, pour compenser les hausses sur les grandes marques ;
  • Les règles d’encadrement des promotions sont souvent « contournées » ;
  • Deux coopératives interrogées sur trois ont été davantage sollicitées pour attribuer des budgets destinés à financer des opérations en magasins.

Alors que l’ordonnance sur les prix abusivement bas devrait être publiée en avril, Dominique Chargé, président de Coop de France, s’inquiète de « l’insécurité juridique » liée à l’application de cette dernière, estimant que cette ordonnance « renforce le risque économique » pour les coopératives.

Marie Salset