« Depuis les premiers regroupements de centrales d’achat, la FNSEA ne cesse d’alerter sur les dangers qu’ils représentent », annonce le syndicat dans un communiqué du 4 avril 2018. Le syndicat s’indigne contre ce regroupement qui intégrera également Système U et représentera 32,6 % des parts de marché.

Bien que les trois géants de la distribution ne comptent pas mettre en commun leurs achats sur les produits frais traditionnels agricoles, le syndicat majoritaire se dit inquiet. « Quelles que soient les bonnes intentions affichées par les protagonistes, la FNSEA reste extrêmement vigilante sur les conséquences de ce nouveau rapport de forces pour les producteurs. »

Le secteur agroalimentaire voit rouge

L’Ania se montre encore plus inquiète ce 5 avril. « Les dangers sont multiples : des producteurs qui ne peuvent plus vivre de leur travail, des entreprises qui n’ont plus les moyens d’investir ni d’innover, des PME fragilisées qui disparaissent, des groupes étrangers qui réduisent leurs investissements en France… Tout cela au détriment des emplois, du savoir-faire français et d’une alimentation plus saine et durable », écrit-elle dans un communiqué de presse.

L’autorité de la concurrence appelée à la rescousse

La FNSEA comme l’Ania en appellent à l’autorité de la concurrence pour vérifier la légalité de ce rapprochement. « Nous en appelons à Mme Isabelle De Silva, présidente de l’Autorité de la concurrence, pour statuer au plus vite sur la légalité de cette opération, pour veiller à l’absence d’abus de position dominante, et pour s’assurer que cette concentration à l’international ne permette pas de contourner nos lois françaises », annonce, notamment, la FNSEA.