« La plupart des caisses ont remis l’aide au répit en route », explique Pascal Cormery, le président de la Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole (CCMSA). Le dispositif destiné aux agriculteurs en situation d’épuisement professionnel dépend désormais de chaque caisse et sera financé par leurs fonds propres, « sur leur budget d’action sanitaire et sociale », précise-t-il.

D’autres actions délaissées

Cette décision fait suite au retrait du gouvernement du dispositif : ni le ministère des Finances, ni celui de l’Agriculture n’ont souhaité reconduire l’enveloppe de 4 millions d’euros, octroyée à la fin de 2016. « D’autres mesures financées habituellement par l’action sanitaire et sociale risquent donc d’être délaissées », ajoute Pascal Cormery.

L’autre changement vient du fait que le dispositif sera également proposé aux salariés agricoles.

Les éleveurs laitiers les plus exposés

3 500 agriculteurs en situation de burn-out ou d’épuisement professionnel ont bénéficié de l’aide au répit en 2017. Selon la MSA, près de 40 % des bénéficiaires sont des éleveurs laitiers et 27 % sont des éleveurs de bovins ou d’ovins de races à viande. La moitié des exploitants aidés ont bénéficié de 10 jours de remplacement et 20 % d’entre eux, de 8 jours.

Rosanne Aries