L’heure de la rentrée 2020 a sonné ! Et c’est au rythme du Covid-19 que les établissements scolaires ouvrent leurs portes. À Dol-de-Bretagne, le lycée les Vergers a tout préparé pour accueillir ses 670 élèves en formation agricole. « On a un protocole qu’on essaie d’appliquer au plus juste, explique le directeur Philippe Pinot à La France Agricole. Où que nous soyons, le port du masque est obligatoire, en intérieur comme en extérieur. »

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« Il faut qu’on fasse l’école normalement »

Ce directeur d’établissement agricole du réseau du Cneap a fait une « énorme commande » de masques lavables 100 fois. Selon ses calculs, les élèves en auront à leur disposition jusqu’au mois de mars 2021. Avec dix robinets supplémentaires installés dans son établissement, il fait aussi « la promotion du lavage des mains avec du savon », obligatoire avant et après les déjeuners, mais également lors des sorties.

« Le contexte Covid-19 ne peut plus être une contrainte, il doit faire partie du quotidien, juge-t-il encore. On s’est dit qu’il fallait qu’on fasse l’école normalement. » Car une fois que les élèves « ont tout en poche, on doit bosser pour que chacun réussisse sa formation. »

Un plan biosécurité pour les ateliers extérieurs

Masqués, mains lavées et gel hydroalcoolique en poche, les étudiants sont parés pour leurs ateliers extérieurs. Cet établissement agricole privé est en mesure d’assurer tous ses cours sur le terrain, « aucun atelier n’a été annulé. » Pour cela, « toute l’exploitation a été aménagée et un plan de biosécurité a été mis en place », détaille le directeur.

Résultat : un plan de circulation a été organisé, le nombre de pédiluves a été renforcé et des pulvérisateurs ont été achetés. Plus encore, l’enseignant accompagnant « passe un coup de pschitt sous toutes les bottes des élèves » et leurs affaires ne doivent plus traîner dans les différents ateliers.

Quant au car qui fait les allers et retours, chacun des élèves doit se laver les mains avant d’y monter et le chauffeur doit tout nettoyer à chaque passage, notamment les accoudoirs.

« On essaie de faire au mieux, on a modifié nos protocoles et on prend des précautions d’usage », estime Philippe Pinot. Et de conclure, « une fois que tout est mis en place, que les règles sont dictées, on fait confiance à nos élèves. »

Oriane Dieulot