La comparaison globale des prix de ces produits vendus en grande surface alimentaire (hors Lidl), entre la semaine du 4 au 10 février et celle du 7 au 13 janvier, conclut à un « impact nul », a annoncé le cabinet d’études Iri.

Compensation

Plus précisément, explique le panéliste, l’inflation de 0,13 % constatée sur les marques nationales (Nutella, Coca-Cola) est « compensée » par une déflation des marques de distributeur (MDD) de 0,31 %, « en phase avec les annonces de baisses de prix » des distributeurs.

La loi doit entraîner des hausses de tarifs sur 4 % des PGC et des produits « d’appel », comme le Nutella ou le Coca-Cola, que les distributeurs doivent désormais vendre à des prix supérieurs d’au moins 10 % aux tarifs auxquels ils les ont achetés.

L’objectif affiché par le gouvernement : que les augmentations de marge dont bénéficie la distribution sur les PGC lui permettent de comprimer ses marges sur d’autres produits issus de l’agriculture, afin de mieux rémunérer paysans et producteurs.

Bataille de chiffres

Le relèvement de 10 % du SRP a fait couler beaucoup d’encre depuis le début de l’année, certains criant à une hausse des prix susceptible de nuire au pouvoir d’achat, en pleine crise des « gilets jaunes ».

À l’inverse, le ministre de l’Agriculture a chiffré au début de février à 80 centimes l’augmentation du panier moyen de 100 euros payé par les consommateurs. Son augmentation n’est que de 10 centimes : « À contenu strictement équivalent, il passe de 94,90 euros en janvier à 95 euros en février », précise Iri.

AFP