« Nous ne ratifierons pas l’accord de libre-échange avec le Canada parce qu’il ne protège qu’une petite partie de nos AOP (appellations d’origine protégée) et de nos IGP (indications géographiques protégées) », a expliqué Gian Marco Centinaio, le nouveau ministre de l’Agriculture ce 14 juin 2018 dans un entretien à La Stampa.

C’est « prévu dans le contrat de gouvernement »

« Nous demanderons au Parlement de ne pas ratifier ce traité et d’autres similaires au Ceta, précise-t-il. Tout ceci est prévu dans le contrat de gouvernement », conclu entre la Ligue (extrême droite) et le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème), majoritaires au Parlement.

« Il ne s’agit pas seulement d’une position des souverainistes de la Ligue, mais les doutes sur cet accord sont communs à de nombreux collègues européens », a encore noté Gian Marco Centinaio, qui est membre de la Ligue de Matteo Salvini.

Les Canadiens gardent confiance

La ministre canadienne des Affaires étrangères à dit rester « confiante » que l’accord de libre-échange sera bien ratifié par l’ensemble des Parlements nationaux des 28, malgré le refus exprimé par le nouveau gouvernement italien.

Le Ceta « est déjà entré en application, de manière provisoire », depuis le 21 septembre et « cela signifie que près de 100 % de son impact économique est déjà ressenti par les Canadiens et les Européens », a relevé Chrystia Freeland lors d’une conférence de presse à Washington.

La ministre a souligné que le gouvernement canadien avait « eu de bonnes discussions sur le Ceta avec le chef du gouvernement italien (Giuseppe) Conte à Charlevoix », lors du sommet du G7 ce week-end, « et nous sommes impatients de poursuivre cette discussion ».

AFP