À l’occasion de la venue en France du Premier ministre canadien Justin Trudeau, la Confédération paysanne a manifesté devant l’Assemblée nationale, pour protester contre le Ceta. Le syndicat demande aux députés français de ne pas ratifier l’accord de libre-échange. Ce dernier est entré en application provisoire le 21 septembre 2017, mais doit être approuvé par l’ensemble des États membres de l’Union européenne, pour être mis en application.

Mettre en place un référendum

« Nous demandons qu’un référendum d’initiative partagée soit mis en place, explique Thierry Jacquot, secrétaire national de la Confédération paysanne, en marge de la manifestation. Il faut au moins que les citoyens soient au courant des enjeux du Ceta. » La confédération paysanne pointe du doigt :

  • La fin des droits de douane et l’importation de viande bovine qui mettra davantage en difficulté la filière de l’élevage ;
  • Les nouveaux mécanismes de règlement des différends entre les États et les investisseurs, ne protégeant pas assez le consommateur ;
  • Les risques environnementaux, liés à l’utilisation de substances interdites en France (OGM, hormones et bientôt glyphosate).

Des manifestations à Bruxelles

« Le discours d’Emmanuel Macron, qui prône la montée en gamme auprès des agriculteurs français, n’est pas cohérent avec ses actes concernant les accords de libre-échange, insiste Thierry Jacquot. C’est un accord qu’il ne va pas du tout dans le bon sens, fustige-t-il, et cela ne touche pas que l’agriculture ! »

Dans le cadre de la journée mondiale des luttes paysannes, d’autres manifestations pour protester contre les accords de libre-échange, comme le Ceta ou le Mercosur, étaient organisées notamment à Bruxelles.

Marie Salset