Dans un communiqué diffusé ce 26 octobre 2016, la Confédération paysanne se félicite du « courage démocratique » dont fait preuve la Wallonie (Belgique) dans les tractations qui voudraient faire aboutir à la signature par l’Union européenne des accords de libre-échange avec le Canada, le Ceta.

« Contraindre le processus de ratification »

« Cet accord, ainsi que tous ceux qui sont négociés en parallèle, serait une catastrophe pour toutes les agricultures du monde, martèle le syndicat. Il n’y a pourtant eu qu’un parlement régional, au milieu d’une Europe unanime, pour énoncer l’évidence et contraindre le processus de ratification. Pour tous les autres, il est normal de sacrifier notre agriculture sur l’autel du commerce international ! »

« Normal de permettre l’importation de milliers de tonnes de viande sans droits de douane dans des pays où des éleveurs en produisent déjà. Normal de mettre en place des mécanismes qui donneraient le pouvoir aux multinationales sur les États pour imposer leurs normes au mépris de la protection des paysans et des consommateurs. »

L’espoir de bloquer d’autres accords

Même si la Commission européenne et nombre d’États membres dont la France, ont encore l’espoir de parvenir à un accord – la signature du Ceta entre l’UE et le Canada était prévue aujourd’hui – « l’engagement wallon est un rappel parfaitement nécessaire », souligne la Confédération paysanne. Le syndicat espère que d’autres accords de libre-échange seront bloqués. L’UE négocie actuellement avec les États-Unis et le Vietnam notamment.

Arielle Delest