Des mesures ont été prises pour anticiper la mise en place de contrôles supplémentaires aux frontières avec le territoire britannique. Avec une sortie sans accord, la libre circulation des marchandises, des personnes et des capitaux n’existerait plus le Royaume-Uni et l’Union européenne.

Un pays tiers comme les autres

Pour y faire face, la Commission européenne a annoncé le recrutement « massifs de douaniers et de vétérinaires dans les États membres les plus concernés ». La France fait naturellement partie. Le contrôle vétérinaire et phytosanitaire des animaux et des végétaux et de leurs produits provenant d’outre Manche sera le même que celui appliqué à n’importe quel pays tiers.

« C’est un enjeu de sécurité sanitaire qui permet de garantir la santé des consommateurs, a déclaré la Commission européenne ce 4 avril 2019 lors d’une conférence de presse à Paris. En cas de sortie sans accord, les produits britanniques n’auront plus l’obligation de respecter nos standards européens. »

Rétablissement des droits de douane

Outre la restauration des contrôles, le « no deal » aurait également pour conséquence la mise en place de droits de douane sur les produits exportés. L’Union européenne des 27 est un très important exportateur de produits agroalimentaires vers le Royaume-Uni. En 2017, ce marché représentait 40 milliards d’euros, essentiellement des fruits et légumes frais et transformés, des produits à base de viande et des préparations alimentaires, selon la Commission européenne.

Alexis Marcotte