Le ministre de l’Agriculture en a fait l’une de ses priorités : il souhaite relancer le stage à l’étranger dans le cadre du parcours à l’installation, a-t-il rappelé le 10 septembre 2017, dans l’Oise, à Terres de Jim. En réalité, l’idée émane de la précédente mandature : en septembre 2016, le ministère avait lancé un appel à candidatures, avec pour objectif de permettre aux porteurs de projets de partir à l’étranger pour leur stage d’application en exploitation agricole, à réaliser dans le cadre de leur plan de professionnalisation personnalisé (PPP).

Un site de mise en relation

Jeunes Agriculteurs a remporté à la fin de 2016 l’appel à candidatures et s’apprête à remplir son contrat : le syndicat lancera, à la fin de l’année, un nouveau service affecté aux stages en exploitation à l’étranger. Avec, pour pierre angulaire, une plateforme sur internet de mise en relation entre futurs installés et exploitants étrangers (exerçant la profession depuis au moins quatre ans).

« Nous nous sommes appuyés sur un modèle qui a déjà fait ses preuves : celui de la plateforme des JA de la Gironde, réservée aux stages agricoles en France, qui fonctionne aujourd’hui très bien à l’échelle nationale », explique Aurélien Clavel, en charge du projet chez JA.

Un accompagnement, des formations

L’idée ne s’arrête pas à un site : le stagiaire sera accompagné dans toutes ses démarches réglementaires (assurance, convention de stage à l’étranger), il pourra bénéficier d’une formation linguistique, en partenariat avec le centre de formation Ifocap, et de cours pour une meilleure compréhension du pays et de son agriculture (marchés, logiques de filières et caractéristiques agricoles du pays d’accueil).

Dans un premier temps, l’offre de la plateforme se concentrera sur les pays membres de l’Espace économique européen, ainsi que la Suisse, les États-Unis, le Canada, la Nouvelle-Zélande et l’Australie. Les stages seront proposés aux seuls porteurs de projet d’installation en agriculture, dès le point accueil installation.

Une bourse majorée

La durée du stage, comme pour tout stage d’application dans le cadre du PPP, sera comprise entre un et six mois. Une bourse « majorée » sera accordée aux stagiaires. Les premiers départs sont prévus pour le début de 2018.

Rosanne Aries