Blé, maïs ensilage, féverole bio, sarrasin bio, foin… Dans les différents cantons de l’Eure, près de 15 ha de réserves foncières sont cultivées cette année à titre solidaire par des membres des Jeunes agriculteurs (JA). Il s’agit bien souvent de terres laissées en attente parfois de nombreuses années. À cause du Covid-19, des projets de construction ont également été retardés et des terres se sont libérées à l’image de ces 2 ha à fort potentiel de la zone artisanale du Cheval Noir semés en maïs ensilage par les JA du canton du Lieuvin.

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Avec des entreprises partenaires

Semences, engrais fioul, communication… Tout est financé par des entreprises partenaires. La main-d’œuvre, les tracteurs et une partie du matériel sont fournis par les jeunes. JA sait que certaines de ces terres en friches « échappent » encore au dispositif et il en appelle aux collectivités ou aux porteurs de projet concernés à se manifester. Le jeu en vaut la chandelle. En 2020, l’opération pourrait en effet générer plus de 10000€ de dons rien que dans l’Eure. « À l’échelle nationale les retombées sont potentiellement très fortes », estime Thomas Guichard membre de JA 27.

Derrière ces actions de solidarité, JA souhaite également et surtout sensibiliser sur l’enjeu du foncier. « La terre c’est notre premier outil de travail et cette problématique est au centre de l’installation des jeunes et du renouvellement des générations. Par ailleurs le bétonnage des terres est une des causes des inondations dans le département, insiste Thomas Guichard. Nous ne contestons pas que le monde rural a besoin de projets de construction de différentes natures. Cependant les projets devraient être mieux concertés pour éviter le gaspillage ».

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Alexis Dufumier