« Il s’agit du premier accord commercial bilatéral significatif signé entre l’Union européenne et la Chine », s’est félicité la Conseil européen dans un communiqué publié le 21 juillet 2020. Le document approuvé par le Conseil européen « bénéficiera aux producteurs européens et devrait soutenir les zones rurales où ces produits (sous appellation d’origine) sont fabriqués », précise le communiqué.

100 produits européens protégés

L’accord, en discussion depuis 2010, avait été signé en novembre 2019 à Pékin par Phil Hogan, alors commissaire européen à l’Agriculture, en marge de la visite en Chine du président français Emmanuel Macron. Il liste 100 produits alimentaires européens sous IGP (indication géographique protégée) et autant de produits chinois qui seront protégés des imitations et usurpations.

Parmi les produits européens, ceux d’origine française se taillent la part du lion avec 26 IGP, essentiellement des vins, spiritueux et fromages, parmi lesquels beaujolais, bordeaux, bourgogne, champagne, saint-émilion, châteauneuf-du-pape, calvados, cognac, mais aussi pruneaux d’Agen, comté et roquefort.

On retrouve aussi sur la liste le whisky irlandais, la bière de Munich, la Wodka polonaise, l’Ouzo (Grèce), le Porto (Portugal), et aussi de nombreux fromages, comme le Manchego espagnol ou la Mozzarella di Bufala Campana italienne.

Possibilité d’introduire d’autres IP a posteriori

De son côté, la Chine obtient la protection de nombreux thés, comme le célèbre Pu’er, des alcools comme le Moutai, ou plusieurs types de champignons parfumés. La Chine est la deuxième principale destination pour les exportations agroalimentaires de l’UE et les produits sous IGP en représentent 9 % en valeur.

Le texte doit encore être ratifié par le Parlement européen. La date et le lieu de sa signature définitive n’ont pas encore été arrêtés. Quatre ans après son entrée en vigueur, le champ d’application de l’accord sera élargi pour couvrir 175 indications géographiques supplémentaires des deux parties. Le texte prévoit un mécanisme pour l’inclusion ultérieure d’autres IGP.

AFP