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Après le gel, « le compte n’y est pas », selon le Modef

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Indemnisation - Après le gel, « le compte n’y est pas », selon le Modef
Le montant des indemnisations aux agriculteurs sinistrés par le gel est jugé insuffisant par le Modef. © Pixabay

Le Modef estime que l’enveloppe d’un milliard d’euros débloquée par le gouvernement est insuffisante pour couvrir les dégâts causés par le gel. Mécontent, le syndicat prévoit de manifester mardi 25 mai 2021 pour réclamer davantage de moyens.

Si le Modef salue la réactivité du gouvernement, il n’en déplore pas moins l’insuffisance des moyens alloués aux producteurs sinistrés par le gel. « Un milliard nous semble bien loin de la réalité, regrette Raymond Girardi, vice-président du syndicat. Il nous faudrait trois à quatre fois plus. »

Des aides en dessous des besoins

Concernant le fonds d’urgence dont l’enveloppe de 20 millions est à la gestion des préfets, le Modef regrette une fois encore qu’elle soit bien en deçà des besoins du terrain. « La mesure est bonne, déclare l’élu du Modef. Mais elle ne représente que 20 à 30 % de nos besoins. »

> À lire aussi : Gel : la répartitions des crédits par Région du fonds d’urgence dévoilée (07/05/2021)

Sur les seuls départements du Vaucluse, de l’Hérault et du Lot-et-Garonne, les pertes estimées par l’Administration atteindraient déjà 800 millions d’euros, selon Raymond Girardi. « Nous voudrions que la politique du “quel qu’en soit le coût d’Emmanuel Macron” s’applique aussi au monde agricole. »

80 % d’indemnisations pour les calamités agricoles

Alors que Jean Castex avait annoncé le déplafonnement du régime des calamités agricoles à 40 % — la limite théoriquement imposée par la réglementation européenne — le Modef réclame de monter à 80 %. « Ce taux de 80 % est une question de vie ou de mort pour nos exploitations. […] Dire qu’aller au-delà du seuil de 40 % est une entorse à la libre concurrence, réglementairement, ça ne tient pas car nous n’avons pas de récolte », s’indigne Raymond Girardi.

Déçu par la rapidité des annonces du gouvernement sans évaluation préalable des besoins, le Modef ira le mardi 25 mai 2021 à Avignon exprimer son désaccord et réclamer plus de moyens financiers pour indemniser les producteurs.

Alessandra Gambarini
La prise en charge des cotisations sociales est à l’étude

Présent lundi en réunion ministérielle pour travailler sur la prise en charge des cotisations sociales des agriculteurs sinistrés, Raymond Girardi a dévoilé les pistes à l’étude.

Entre 20 et 40 % de pertes, les agriculteurs pourraient toucher jusqu’à 3 800 € d’aides. Ce montant passerait à 5 000 € pour des pertes entre 40 % et 60 %. Au-delà, les exploitants peuvent espérer jusqu’à 15 000 € d’aides. Seul point en suspens : le référentiel utilisé pour calculer le pourcentage de pertes. « Le ministère de l’Agriculture y travaille encore, confie Raymond Girardi. De notre côté, nous avons demandé d’utiliser la moyenne des trois dernières années en se référant aussi sur les moyennes départementales. »

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