Pas de répit pour les échanges mondiaux de denrées alimentaires pendant la crise sanitaire du Covid-19 : Ceux-ci se sont révélés fortement résilients durant le premier semestre de 2020, selon un rapport de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) publié le 12 novembre 2020.

L’étude fait également part « du dynamisme notable » des pays en développement, qui ont soutenu « les flux commerciaux de produits alimentaires à l’échelle internationale ». Leurs recettes d’exportation ont ainsi « augmenté de 4,6 % au cours du premier semestre de 2020 par rapport à la même période de l’année précédente, tandis que celles des pays développés ont diminué ».

Les produits de base maintiennent la barre

L’étude relève que les aliments à valeur élevée ont été plus délaissés, profitant aux produits de base qui ont fait l’objet d’échanges soutenus. Ce qui explique partiellement la diminution des exportations des pays développés, et l’augmentation de celles des pays en développement, note la FAO.

Les baisses des exportations les plus importantes sont ainsi « observées pour les boissons, la viande et le poisson, dont la demande est plus [liée] à la baisse des revenus des ménages provoquée par la contraction de l’économie mondiale » : les importations de boissons ont baissé de plus de 12% au cours du premier semestre 2020, par rapport au premier semestre 2019.

Les marchés des céréales « bien approvisionnés »

Le rapport souligne que les marchés des céréales « sont bien approvisionnés en 2020-2021 », et note « une influence du resserrement des marchés sur le prix du blé et une forte demande internationale pour les céréales secondaires et pour le riz ».

La FAO prévoit une hausse de la demande en céréales et graines oléagineuses et ses produits dérivés, laissant à nouveau présager « un resserrement des marchés ».

Raphaëlle Borget