Lors d’une entrevue avec Stéphane Le Foll le mardi 2 août 2016, les représentants de Coop de France ont plaidé pour un renforcement des mesures de soutien de la trésorerie, relatent-ils dans un communiqué diffusé ce 3 août 2016. Michel Prugue, président de Coop de France, et Christian Pees, vice-président, ont proposé deux mesures.

D’abord des prêts à court terme contractés directement par les exploitations, à taux nul, le différentiel étant pris en charge par le Fac (Fonds d’allégement des charges) ou garantis par la BPI (Banque publique d’investissement) à taux réduit.

Le report d’annuités pour les agriculteurs

Coop de France demande aussi le report des annuités 2016-2017 en fin de tableau d’amortissement, avec prise en charge du différentiel d’intérêt par le Fac. Autrement dit une « année blanche ». Ces propositions qui auraient retenu l’attention du ministre, relève Coop de France, seront « étudiées par ses services au cours du mois d’août ».

Alertée par le « contexte extrêmement dégradé » et les « résultats d’exploitation en forte baisse », Coop de France considère que « la priorité doit être le soutien de la trésorerie et la baisse des charges afin de permettre aux agriculteurs d’implanter dans les meilleures conditions possibles les cultures de la campagne prochaine ».

Un accompagnement pour les coopératives

De nombreuses coopératives sont touchées par cette crise, poursuit le communiqué, et elles doivent « faire face à d’importantes pertes d’exploitation liées à la forte baisse de la collecte ». Coop de France a demandé plusieurs dispositifs pour les coopératives :

- « S’appuyer sur des décisions de reconnaissance de catastrophe naturelle des communes sur lesquelles sont implantés leurs sites, afin de pouvoir recourir, sans justification supplémentaire, au dispositif d’activité partielle ;

- Bénéficier, pour les coopératives les plus touchées, de mesures de report ou d’allègement des charges sociales ;

- Recourir à l’emprunt bancaire dans des conditions simplifiées, avec, si besoin, la garantie de la BPI ;

- Compter sur la compréhension des services de l’État pour les reports d’investissement de mises aux normes (silos, locaux…) compte tenu des efforts financiers qui vont s’avérer nécessaires pour donner la priorité à l’accompagnement des agriculteurs ;

- Le retrait de la référence à l’année 2016 dans les moyennes quinquennales pour les différents dispositifs réglementaires. »

Sophie Bergot