Lors du Conseil supérieur d’orientation de l’économie agricole (CSO), le 2 mai 2018, Stéphane Travert a présenté le détail du volet agricole du grand plan d’investissement.

Neuf actions prioritaires ont été retenues, autour de 3 axes.

L’axe 1 « transformation de l’amont agricole et forestier » est doté de 2,8 milliards d’euros :

  • 1,3 milliard d’euros pour le soutien aux investissements dans les entreprises agricoles,
  • 1,3 milliard d’euros pour le soutien au changement des pratiques à travers l’aide à la conversion bio et des MAEC transformantes,
  • 100 millions d’euros pour le soutien à la méthanisation agricole par un fonds de prêts,
  • 100 millions d’euros pour le soutien aux investissements forestiers.

L’axe 2 « amélioration de la compétitivité de l’aval agricole et forestier » est doté de 1,7 milliard d’euros :

  • 1,6 milliard d’euros pour le soutien à la montée en gamme de l’aval agricole,
  • 100 millions d’euros pour le soutien à la modernisation de l’aval forestier.

L’axe 3 « innovation et structuration des filières » est doté de 500 millions d’euros, principalement dans le cadre du programme d’investissement d’avenir 3 (PIA3) :

  • 20 millions d’euros pour le concours innovation,
  • 400 millions d’euros pour le soutien aux projets d’innovations collaboratives et territoriales,
  • 100 millions d’euros pour le soutien aux investissements structurants dans les filières.

Trois types de financement seront mobilisés : des subventions, des fonds d’investissement et le PIA3 pour la partie relative à la recherche et à l’innovation.

Claude Cochonneau, président des chambres d’agriculture, a estimé que le grand plan d’investissement « apporte peu d’argent nouveau » et qu’il fait appel à beaucoup « de fonds recyclés ».

Retrouvez le détail des actions retenues.

Des précisions pour le plan ambition bio

Le ministre de l’Agriculture a également donné quelques précisions budgétaires concernant le plan Ambition bio. 1,1 milliard d’euros seront consacrés aux aides à la conversion de 2018 à 2022. Le fonds Avenir bio, pour la structuration des filières, sera revalorisé progressivement pour atteindre 8 millions d’euros par an. Il rappelle également que le montant du crédit d’impôt bio est revalorisé de 2 500 à 3 000 € pour la période de 2018 à 2020.

Marie Salset