La FNSEA va proposer une contribution au grand débat national pour le secteur agricole avant le Salon de l’agriculture. « Elle pointera les spécificités agricoles et l’attente que nous avons pour une agriculture française encore plus reconnue et accompagnée par les politiques publiques tant françaises qu’européennes. Ce sera sans concession », a affirmé Christiane Lambert, présidente de la FNSEA, après son entrevue avec Emmanuel Macron, le lundi 11 février. Dans le cadre du grand débat national, le président de la République a prévu de rencontrer individuellement les représentants des syndicats agricoles.

« Le président a salué cette capacité à être majoritaire, et à porter des messages courageux et à gagner les élections. Nous avions besoin d’entendre que les dossiers que nous portons pour accompagner les agriculteurs seront écoutés davantage », a ajouté la présidente de la FNSEA.

Pas de frontière passoire

Christiane Lambert a abordé plusieurs sujets avec le chef de l’État : le maintien du budget de la Pac et de sa dimension commune, le coût du travail en agriculture, la compétitivité du secteur et la question de la souveraineté alimentaire, ainsi que le plan protéine.

« On ne peut pas demander aux agriculteurs français de monter en gamme, de faire toujours plus et mieux, et avoir des frontières passoires, laissant entrer tout un tas de produits qui ne respectent pas les mêmes règles. Ce serait catastrophique pour la pérennité de nos filières », insiste Christiane Lambert.

La présidente de la FNSEA a donné rendez-vous au président de la République lors du Salon de l’agriculture : « Nous l’attendons sur ces sujets au salon : l’Europe, la compétitivité, la rémunération des agriculteurs, la reconnaissance du secteur agricole comme un grand secteur porteur pour les territoires. »

Marie Salset