Alors que se dessinent peu à peu les modalités d’attribution de l’enveloppe d’un milliard d’euros qu’a débloqué l’État en soutien aux exploitations touchées par le gel, la Confédération paysanne s’avoue sceptique et rappelle que la première assurance reste « des prix rémunérateurs ».

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Des aides « insuffisantes »…

Selon le syndicat, le budget d’un milliard d’euros ne suffira pas « au regard de l’ampleur des dégâts catastrophiques immédiats et des conséquences à moyen et long termes » engendrés par le gel.

La Confédération paysanne demande que les acteurs de l’amont et de l’aval abondent le fonds d’aide. Une proposition qui rappelle l’idée de fonds mutuel et solidaire porté par le syndicat dans le projet de réforme des outils de gestion des risques agricoles.

… « Inégales et opaques »

La Confédération paysanne fait aussi part de ses craintes quant aux indemnisations par le régime des calamités agricoles pour les exploitations qui auraient déjà subi des aléas les années précédentes. En effet, l’utilisation de la moyenne olympique pour ce mode d’indemnisation plombe inévitablement l’évaluation des pertes de récolte.

De même, le syndicat souligne les difficultés d’accès au régime des calamités agricoles pour les exploitations diversifiées. Le critère d’éligibilité de 13 % de perte de produit brut peut être inatteignable pour une exploitation qui se serait diversifiée.

« L’accès à certaines aides sera par ailleurs plus complexe voire impossible », écrit le syndicat en référence au dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti (TNFB) pour les agriculteurs en fermage.

Pour finir, la Confédération paysanne « s’inquiète de l’opacité de la distribution de certaines aides », notamment les enveloppes gérées par les préfets avec l’appui des chambres d’agriculture.

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