Après les ministres de l’Agriculture des 27 États membres le 21 octobre 2020, ce sont les parlementaires européens qui ont trouvé un accord sur ce que doivent être, selon eux, les grands axes de la prochaine politique agricole commune (Pac). Des positions qui ne sont pas au goût du Modef, le syndicat agricole défenseur des exploitations familiales.

Dans un communiqué en date du 23 octobre 2020, le syndicat estime que la nouvelle Pac, telle qu’elle se dessine, sera « au service des managers de l’agriculture » et que « le duo européen ne répond pas aux objectifs de garantir un revenu décent aux paysans et d’assurer la souveraineté alimentaire ».

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Aides directes et paiement redistributif

Le Modef souhaite que des aides directes soient plafonnées à 50 000 € par actif agricole, pointant du doigt les aides versées à la surface, qui « favorisent les agrandissements et la spéculation foncière ».

Le syndicat minoritaire appelle également à augmenter le budget du paiement redistributif, un outil « vital pour les exploitants familiaux qui, contrairement aux grandes exploitations agricoles, ont épuisé leurs réserves et se sont endettés pour faire face à la chute des prix ». Le Modef demande que ce budget soit porté à 20 % pour la surprime des 52 premiers hectares

Priorité aux éleveurs.

Il réclame également que les aides couplées soient priorisées en faveur des éleveurs « afin de pérenniser l’élevage sur notre territoire, seul garant de l’avenir des zones défavorisées et de montagnes ».

Concernant le verdissement de la Pac, le Modef se range derrière la position du Parlement qui entend consacrer au moins 30 % du premier pilier aux écorégimes.

Bertille Quantinet