Une cinquantaine de personnes et des drapeaux jaunes. La Confédération paysanne avait donné rendez-vous à ses militants devant le siège de Vivea, le 23 octobre au matin, au cœur du 17e arrondissement de Paris, afin de « bloquer la réunion du conseil d’administration du fonds de formation ». Au programme de la réunion : le financement des formations à l’installation et notamment la formation « émergence », dont la suppression a été envisagée il y a quinze jours.

2 % du budget pour plus de 25 % de nouveaux paysans

Le syndicat minoritaire fustige ce projet de suppression, estimant que le dispositif « ne pèse que 2 % dans le budget annuel de Vivea et a par la même occasion favorisé l’installation de plus de 25 % de nouveaux paysans ». Il s’agit, selon lui, d’un « non-sens, compte tenu des enjeux immédiats de renouvellement démographique » en agriculture.

Vivea réplique

Vivea n’a pas tardé à réagir suite à l’action de la Confédération paysanne, en affirmant « son engagement dans l’accompagnement des créateurs et repreneurs d’entreprise agricole pour lesquels 11 millions d’euros, soit 20 % de son enveloppe leur avaient été consacrés en 2017 ».

Vivea a fait le constat qu’une grande partie de ses fonds était allouée à des non-contributeurs. Il a donc été décidé que les candidats à l’installation « devront avoir réalisé un diagnostic de leurs besoins en compétences et les formations pour lesquelles le financement Vivea sera requis ». Ces formations devront s’inscrire dans le cadre du plan de professionnalisation personnalisé (PPP).

B. Quantinet