Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Connaître son coût de production pour bien gérer ses ateliers

réservé aux abonnés

Filières - Connaître son coût de production pour bien gérer ses ateliers
La prise en compte de l’alimentation autoconsommée sur l’exploitation impacte le calcul du coût de production. © Marylou Bressand/GFA

FranceAgriMer a présenté les résultats d’une étude menée avec cinq instituts techniques autour de l’utilisation du coût de production comme outil d’aide à la décision.

FranceAgriMer organisait le 8 juillet 2021 un webinaire pour présenter l’étude menée par Ceresco, un cabinet d’études, en lien avec cinq instituts techniques, sur le calcul des coûts de production dans les différentes filières agricoles.

Pas de méthode standardisée

Le coût de production représente l’ensemble des charges engagées pour la production, ramenées à la quantité produite. Premier constat de l’étude : il n’existe pas de standard normalisé pour le calcul du coût de production, mais plutôt plusieurs méthodes.

Il est alors important de bien définir les contours de l’atelier pour lequel les coûts de production sont calculés. Par exemple, en polyculture-élevage où une partie des cultures servent à l’alimentation du troupeau : pour calculer le coût de production, si la filière des ruminants choisit plutôt d’utiliser le prix de revient de la culture, les autres filières animales s’orientent vers le prix de marché.

D’autres éléments vont également venir impacter le calcul du coût de production : les amortissements, la répartition des charges non affectées aux différents ateliers, la prise en compte du travail de l’exploitant, etc.

Le coût de production, un indicateur utile

L’étude de Ceresco met également en avant l’utilité du coût de production comme outil d’aide à la décision, aussi bien en cas de changement de pratiques, que pour se projeter en cas de nouveaux investissements.

Le coût de production est aussi utilisé pour comparer différentes exploitations, à la condition d’utiliser une méthode de calcul harmonisée. Il pourra également être utilisé par filière comme référence économique.

Alessandra Gambarini
De nouveaux enjeux à intégrer aux coûts de production

Pour les productions nouvelles ou de niche, les références sont encore trop peu nombreuses. Ce sont pourtant des outils importants pour le développement des filières, à la fois pour les producteurs et pour les acteurs de l’aval, a souligné Yannick Carel, ingénieur chargé d’études chez Arvalis. Pour les légumineuses à graines par exemple, « le projet Fileg est en train de travailler sur des indicateurs économiques, mais n’est pas encore en mesure de parler de coût de production », indique-t-il.

Autre enjeu dans les productions végétales, l’intégration des nouvelles pratiques agronomiques. Pour l’heure, les coûts de production n’intègrent par exemple pas les effets agronomiques positifs ou négatifs d’une pratique sur une culture suivante (par exemple, les reliquats azotés faisant suite à une légumineuse). « Un groupe de réflexion est en train de travailler sur cette question, notamment en agriculture biologique où la problématique est importante », fait savoir Yannick Carel.

Même questionnement pour la prise en compte des périphériques aux parcelles (haies, bandes enherbées...). « Ce sont des éléments qui entrent concrètement dans la réglementation, et qui sont donc à intégrer dans les coûts de production », estime-t-il.

Hélène Parisot
Imprimer Envoyer par mail Commenter
En direct
Afficher toutes les actualités


Transmission & Patrimoine : tous les conseils pour passer le relais !