Le Copa-Cogeca, CELCAA et Food Drink Europe, trois représentants de la filière agroalimentaire à l’échelle européenne, ont fait savoir leur inquiétude quant à la possibilité d’un Brexit sans accord ce 6 février 2019. Ils craignent l’impact « énorme » d’un tel scénario sur la chaîne agroalimentaire.

Se préparer au pire

Si les trois organismes appellent dans une lettre commune à un Brexit ordonné, ils demandent à l’Union européenne de se préparer au pire en réfléchissant à des mesures d’urgence car les conséquences d’un Brexit sans accord seraient « immédiates et difficiles ».

Ces trois organisations proposent que des mesures concrètes soient prises au sujet des douanes, de l’étiquetage, de la sécurité alimentaire et des transports, afin d’atténuer l’impact d’un non-accord.

41 milliards d’euros

Leur lettre commune rappelle qu’en 2017 les exportations agroalimentaires vers le Royaume-Uni ont représenté 41 milliards d’euros pour l’Union européenne, tandis qu’elle a importé pour 17 milliards d’euros de marchandises provenant d’outre-Manche. Il n’y a « aucun doute que le secteur agroalimentaire pourrait être l’un des secteurs les plus impactés par le Brexit ».

Décaler la date butoir

Si Theresa May est déterminée à renégocier les modalités de sortie de son pays de l’Union européenne, la course contre la montre semble loin d’être gagnée. A ceux qui suggèrent de décaler la date butoir du 29 mars prochain, la Première ministre britannique reste droite dans ses bottes et écarte la possibilité d’un ajournement.

B. Quantinet