« Montrer ce qui marche pour le transposer ailleurs » était le credo de la cinquième journée nationale d’Agrifaune. Réunis à Paris le 28 novembre 2017, les conseillers des chambres d’agriculture, de la FNSEA, de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) et de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) ont partagé leurs expériences en faveur de la biodiversité et de la faune sauvage.

Partager les expériences

De l’Isère à la Marne, en passant par le Loiret et l’Hérault, les témoignages de différents territoires se sont succédé. Le but ? Tirer des résultats et des pistes de réflexion pour des projets à mener dans d’autres départements. Restauration des bords des champs, barre d’effarouchement installée sur une faucheuse, implantation de couverts d’interculture favorables à la reproduction… Différentes solutions sont menées par Agrifaune pour adapter les pratiques agricoles.

Ces dernières ne peuvent pas malgré tout être transposées dans tous les départements. Comme l’a fait observer un intervenant, les arrêtés pris dans le cadre de la directive nitrates, par exemple, limitent le choix de couverts dans certains départements.

Démarche volontaire et participative

Créé en 2006 et renouvelé en 2016, le réseau Agrifaune ne s’appuie que sur le « bon sens paysan dans un rapport qui se veut gagnant-gagnant entre les agriculteurs et les chasseurs », comme l’a précisé Olivier Thibault, directeur de l’Office national de chasse et de la faune sauvage (ONCFS).

Les pratiques mises en place sont davantage des pistes de réflexion collective que de contraintes imposées aux agriculteurs dans la conduite de leurs exploitations. L’extension au niveau national de ces initiatives n’est conditionnée qu’à la bonne volonté de chacun.

Alexis Marcotte