Le plan stratégique national (PSN), déclinaison française de la future Pac, doit donner les moyens au secteur agricole de mener les transitions nécessaires. C’est la position que la Confédération paysanne a martelée lors de ses vœux, le 12 janvier 2021 lors d’une conférence de presse. Le syndicat a formulé plusieurs propositions en ce sens, qu’il demande au ministère de l’Agriculture de prendre en compte. Les arbitrages sur le PSN étant en cours.

Un paiement redistributif plus fort

La Confédération paysanne demande que le paiement redistributif soit utilisé de manière « plus forte et plus étagée » avec l’ajout de seuils supplémentaires, à 20, 30 et 50 ha, contre un seul à 52 ha actuellement.

L’aide aux petites fermes « oubliées de la Pac » pourrait être déplafonnée et les aides couplées bénéficier à la production de fruits et légumes, et de légumineuses, estime le syndicat. « Pour les petites fermes, le plafond est seulement de 1 600 par exploitation », détaille Nicolas Girod, porte-parole du syndicat, et la transparence Gaec pourrait s’appliquer ».

Des plans de transition

« Nous rejoignons les chambres d’agriculture qui appellent à des plans de transition dans le second pilier », a indiqué Nicolas Girod. Il estime qu’en contrepartie, les éco-régimes du premier pilier « doivent être contraignants et obliger à faire évoluer les pratiques ».

« Les éco-régimes doivent permettre d’aller vers des améliorations environnementales sur la biodiversité et le bien-être animal, avec par exemple des aides au maintien de l’agriculture biologique ainsi que sur les prairies pour l’élevage extensif », selon lui.

Le porte-parole de la Confédération paysanne considère que la certification haute valeur environnementale (HVE), qui pourrait faire partie des éco-régimes, « ne rémunère pas une transition », mais un maintien des pratiques.

Marie Salset