Le groupe de travail mis en place dans le cadre du Conseil national de la consommation (CNC) a remis son avis sur l’indication de l’origine des ingrédients des produits alimentaires transformés à Agnès Pannier-Runacher le 6 décembre 2021. La ministre déléguée chargée de l’Industrie a salué ce travail, qui a permis de rendre trois recommandations.

Mettre fin aux ambiguïtés

Le groupe de travail a formulé trois principales recommandations :

  • Privilégier une information sur le pays d’origine des principaux ingrédients (dits « ingrédients primaires »), plutôt qu’une information plus générale telle que « UE » ou « non UE ».
  • Lorsque les ingrédients principaux d’une denrée ne sont pas d’origine française, assortir les symboles représentatifs de la France d’une mention telle que « fabriqué/élaboré/cuisiné en France ».
  • Privilégier, pour les ingrédients transformés, l’indication de l’origine de la matière première agricole.

La balle est désormais dans le camp de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), à qui il appartient « de s’appuyer sur [cet avis] pour préciser la doctrine qu’elle mettra en œuvre dans ses contrôles afin de veiller à une concurrence loyale entre opérateurs et de garantir une bonne information des consommateurs ».

Partager l’avis au niveau européen

La DGCCRF partagera cet avis avec la Commission européenne et les autres États membres de l’Union européenne et publiera sa doctrine sous forme de lignes directrices sur son site internet pour la faire connaître, a précisé le ministère de l’Économie.

« Les consommateurs doivent pouvoir avoir confiance dans l’origine des produits qu’ils achètent, et les entreprises doivent disposer d’un cadre clair qui leur permette de mettre en valeur leur savoir-faire », a commenté Alain Griset, ministre délégué chargé des PME.

Raphaëlle Borget