« La souveraineté alimentaire doit devenir le premier objectif de ces États-généraux de l’alimentation », assène le Modef dans un communiqué de presse diffusé ce 20 juin 2017. Pour le syndicat, cette souveraineté alimentaire « est une garantie contre tout hégémonisme d’un pays voulant utiliser les produits alimentaires comme arme de domination ».

« Des prix rémunérateurs »

Pour atteindre cet objectif, le Modef défend des « prix agricoles rémunérateurs garantis par l’État ». Pêle-mêle, le syndicat propose « 475 €/1 000 l en lait, 1,55 €/kg de carcasse en porc, 5 €/kg de carcasse en génisse à viande, 4,5 €/kg de carcasse en viande grasse, 4,5 €/kg de carcasse en taurillon, 3,10 €/kg de carcasse en broutard, 1,20 €/kg de pommes de terre, 1,50 €/kg de tomates… »

Un coefficient multiplicateur pour encadrer les marges de la GMS

Pour protéger producteur et consommateur, il souhaite la mise en place d’un coefficient multiplicateur pour encadrer les marges de la grande distribution. « Ce coefficient s’appliquerait au prix payé au producteur et déterminerait ainsi le prix maximum payé par le consommateur », explique le syndicat. Pour compléter ce système, il prévoit la mise en place d’une maîtrise de la production « pour éviter toute perturbation des marchés » et une protection contre les « importations abusives avec des prix très bas ».