Quelle vision de la transition agroalimentaire veut-on porter à travers l’affichage environnemental ? Dans une étude publiée en octobre 2021, le cercle de réflexion s’interroge : le signal envoyé par l’affichage environnemental est-il cohérent avec les travaux les scénarios envisagés pour la transition agroécologique ?

Le centre de réflexion Iddri met en avant la nécessité d’une cohérence entre les orientations de consommation alimentaire induites par l’affichage environnemental et les choix politiques faits pour la transition agroécologique. « L’affichage environnemental contribue à former une vision de référence de la production agricole », insiste Laure Brimont, coordinatrice du projet « mode de vie » à l’Iddri. « C’est un outil qui aura des effets politiques importants », ajoute-t-elle.

> À lire aussi : Affichage environnemental : une usine à gaz en préparation (28/01/2021)

Moins de protéines animales

L’Iddri estime que les principales propositions faites dans le cadre de l’expérimentation sur l’affichage environnemental (Le Planetscore et l’Ecoscore) convergent vers une diminution de la consommation de protéines animales, mais que les propositions qui seront faites pour compléter la méthode de l’analyse du cycle de vie (ACV), qui a montré ses limites, devront orienter la consommation en cohérence avec les futures grandes orientations induites par la transition agroécologique.

« La durabilité de l’alimentation ne peut pas s’apprécier à l’échelle d’un produit (NDLR : comme dans la méthode de l’ACV), elle doit s’apprécier à l’échelle d’un système alimentaire et donc d’un système agricole », souligne Laure Brimont.

> À lire aussi : Affichage environnemental : le conseil scientifique livre ses préconisations (04/11/2021)

Marie Salset