Créé en 2009, le Comité de défense et de développement de l’enseignement agricole public (CDEAP), composé de la Confédération paysanne et de huit autres structures (1), partage une nouvelle fois ses inquiétudes quant à la suppression prévue dans le PLF 2021 de 300 emplois dans l’enseignement agricole public d’ici à 2022.

Une suppression insupportable

Pour le CDEAP, la suppression de nouveaux emplois dans l’enseignement agricole est inquiétante alors que le renouvellement des générations est un défi grandissant et qu’il est nécessaire de former les futurs agriculteurs aux enjeux de demain. Mais le Comité dénonce aussi un système sous tension depuis déjà quelques années : « Les établissements agricoles sont d’ores et déjà au bord de la rupture. »

Le CDEAP pointe l’abaissement des conditions d’accueil et d’apprentissage, ainsi que la mise en cause de l’accompagnement personnalisé des élèves. « Il y a urgence à agir, à dénoncer la marchandisation de l’école publique », alors qu’un « sous-investissement manifeste sévit depuis de trop longues années ».

Des actions prévues

À l’heure où le PLF 2021 sera examiné au Sénat, le CDEAP entend conduire une « bataille budgétaire au Parlement » avec l’organisation d’une réunion publique. Une campagne d’opinion et l’élaboration d’un manifeste en faveur de l’enseignement agricole public devraient voir le jour en vue des élections territoriales de 2021 et nationales de 2022.

« Il nous revient collectivement de porter une tout autre ambition pour l’enseignement agricole public conclut le communiqué. Comme autant d’outils publics à mettre résolument au service de la nécessaire transition agroécologique et de la relocalisation de la production agricole. »

A. Gambarini

(1) FCPE, FNAF-CGT, CGT-AGRI, SNETAP-FSU, PCF, LFI, EELV, PS.