Le recensement agricole a lieu tous les dix ans. Son objectif : obtenir une image de l’agriculture française. L’édition 2020 aura lieu d’octobre 2020 à avril 2021. Elle concerne toutes les exploitations de France métropolitaine, de Corse et des départements d’outre-mer.

Par internet ou sur place

La collecte des données sera réalisée de deux façons différentes : une collecte légère par Internet pour la majorité des exploitants, et une collecte plus complète de données par un enquêteur, pour un nombre restreint d’exploitations.

« Une seule personne sur chaque exploitation est invitée à répondre à l’enquête : c’est en général le chef d’exploitation, précise le ministère. Les chefs d’exploitation dont l’activité agricole n’est pas l’activité principale sont également concernés. »

La France compte près de 500 000 exploitations selon le ministère. Une grande majorité d’entre eux recevront des identifiants par courrier postal pour se connecter de façon sécurisée, et remplir le questionnaire pour les activités qui les concernent.

Des données confidentielles

Le questionnaire s’appuie en partie sur des informations déjà connues, avec pré-remplissage des cultures à partir des déclarations Pac, par exemple. « Les données collectées seront confidentielles et utilisées à des fins exclusivement statistiques ou pour des travaux de recherche scientifique ou historique », assure le ministère.

« L’objectif est de connaître les productions des exploitations, avec la description des superficies cultivées et des cheptels, ainsi que les principaux facteurs de production, en particulier le foncier avec le mode de faire-valoir et la main-d’œuvre. »

« Des questions porteront également sur l’engagement dans des démarches spécifiques (démarches de qualité et ou environnementales), sur la diversification des activités et les modalités de commercialisation des produits.»

Un focus sur l’élevage

70 000 exploitations recevront la visite d’un enquêteur pour approfondir certaines thématiques comme la main d’œuvre ou dans le domaine de l’élevage :

  • Le logement des animaux ;
  • La gestion des déjections animales ;
  • L’autonomie alimentaire.

Ce mode de collecte complet s’appliquera à toutes les exploitations de la Corse et des départements d’Outre-mer.

Éric Roussel