L’élève semble motivé, mais il peut mieux faire, beaucoup mieux. Le Syndicat des énergies renouvelables (Ser) s’est inquiété ce mardi 19 décembre 2017, du retard pris par la France pour atteindre son objectif de 32 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’ici à 2030.

Selon le syndicat, la France a réalisé en 2016 les deux tiers de l’objectif fixé pour 2020 (67 % pour l’électricité renouvelable, 63 % pour le thermique renouvelable et 85 % pour les biocarburants). En 2016, les énergies renouvelables ne représentaient que 15,7 % de la consommation finale d’énergie. À ce rythme, leur part ne serait que de 20 % en 2023 et de seulement 24 % en 2020.

Déficit en chaleur et électricité

Alors que le secteur du transport se montre bon élève et pourrait tenir son objectif, voire le dépasser, les secteurs de l’électricité et de la chaleur sont nettement en retard. Le gaz n’est pas plus brillant avec une part de renouvelable quasiment anecdotique.

Pour rattraper ce retard, le Ser préconise de fixer des objectifs ambitieux filière par filière lors de la révision de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Le syndicat souhaite notamment encourager la valorisation de tous les intrants, simplifier la réglementation et doubler l’enveloppe du fonds chaleur.

Corinne Le Gall