C’est assez mécanique et prévu par la loi : le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) augmentera de 2,2 % au 1er octobre 2021. Il s’établira ainsi à 1589,47 euros brut, soit une hausse de 34,89 euros.

En l’annonçant le 16 septembre 2021, le ministère du Travail a souligné « qu’il s’agissait de la plus forte hausse depuis 2012 » mais, en fait, il n’y est pas pour grand-chose. Cette hausse n’est pas un coup de pouce accordé aux plus bas salaires mais une application mécanique des textes. La revalorisation automatique du Smic est inscrite dans la loi, afin que celui-ci progresse au moins aussi vite que l’inflation.

Selon les résultats définitifs de l’indice des prix à la consommation d’août publiés par l’Insee le mercredi 15 septembre 2021, l’inflation hors tabac entre novembre 2020 et août 2021 pour les 20 % des ménages ayant les revenus les plus modestes, s’établit à 2,2 %. D’où la revalorisation.

Un Smic horaire à 10,48 euros

Avec cette augmentation, le Smic horaire brut passera de 10,25 euros à 10,48 euros quand le Smic mensuel brut, pour une personne à temps plein, passera de 1 554,58 euros à 1589,47 euros sur la base de 35 heures par semaine.

La Banque centrale européenne prévoit une poursuite d’une inflation similaire pendant quelques mois mais, de façon générale, les économistes ne s’inquiètent pas de la résurgence d’une boucle prix-salaires — dans laquelle l’augmentation des prix impose une hausse des salaires qui entraîne une remontée des prix et ainsi de suite — parce qu’ils estiment que la hausse des matières premières est un effet provisoire post-Covid.

Éric Young