La FGA-CFDT, principal syndicat des salariés de la production agricole selon les élections aux chambres d’agriculture de 2019, ouvre à tous son service en ligne pour aider les salariés à comprendre la nouvelle convention collective nationale qui s’applique depuis la feuille de paye d’avril 2021.

Ce service est accessible avec un navigateur internet à l’adresse salaire-fga-cfdt.fr ou, comme le vante le syndicat, à monsalaireagricole.fr. Là, le site reprend la mécanique de la convention collective en trois étapes :

  • l’évaluation dans les cinq critères classants,
  • le calcul automatique du salaire minimum auquel peut prétendre le salarié,
  • la restitution d’un rapport personnalisé en échange de la fourniture des coordonnées du salarié.

Ce service s’ajoute à d’autres services déjà ouverts depuis quelques mois par des organismes accompagnateurs des employeurs agricoles (le réseau d’experts-comptables AgirAgri, ou le syndicat patronal FNSEA) ou par un autre syndicat de salariés (la CFTC-Agri).

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« Si le salarié a besoin d’aide… »

La CFDT ne cache pas que son outil sera une porte d’entrée pour une discussion entre le salarié et son employeur : « En moins de cinq minutes, le salarié peut savoir si son salaire évolue à la hausse, et de combien. Le rapport d’évaluation produit par l’application lui permet d’entrer en discussion avec son employeur. Et s’il a besoin d’aide pour en discuter avec son employeur, il peut entrer en contact avec un responsable de la CFDT en trois clics », explique le secrétaire général de la FGA-CFDT, Franck Tivierge.

Applicable depuis avril 2021

Signée en septembre 2020 et applicable depuis avril 2021, la convention collective nationale de la production agricole s’applique à toutes les exploitations agricoles et les Cuma. Elle régit principalement le salaire minimum selon des degrés de maîtrise de cinq compétences (en fait, six compétences puisque l’une d’elle est divisée en deux parties). Elle s’ajoute aux plus de trente accords thématiques déjà signés par les partenaires sociaux (formation, épargne salariale, retraite supplémentaire, etc.). Elle prend la place des anciennes conventions collectives territoriales mais celles-ci, devenues des accords étendus en l’absence de dénonciation, restent en vigueur pour les sujets qui ne sont pas abordés au niveau national, comme les primes d’ancienneté ou le treizième mois par exemple.

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Éric Young