Élu hier, le nouveau président des chambres d’agriculture, à la tête d’une exploitation en polyculture et élevage porcin à Marçon dans la Sarthe, a dénoncé, à l’occasion d’un déjeuner organisé avec la presse ce 24 novembre 2016, la position du ministre de l’Agriculture sur l’agroécologie. « Le reproche que je lui fais est de concentrer son propos pratiquement sur une seule solution, l’agroécologie », a-t-il indiqué tout en soulignant ne pas y être réfractaire puisque « je fais des cultures céréalières en agrobiologie ».

Le ministre a préféré les « intégristes » de l’agroécologie

Le nouveau président de l’APCA a regretté que le ministre ne tienne pas plus compte des efforts de la profession en la matière, et notamment des chambres. « Non, le ministre a préféré s’appuyer sur les seuls intégristes dans ce domaine pour nous dire : « c’est la seule solution ». » Or, l’agroécologie n’est pas la seule solution, a rappelé le président de la chambre d’agriculture des Pays de la Loire.

La présenter comme telle « déstabilise le monde agricole et met à mal tous les efforts qui sont faits par les paysans ». Et en plus « ça n’est pas non plus responsable, a-t-il poursuivi par rapport à la vocation exportatrice que peut avoir l’agriculture française dans les conditions pédoclimatiques dans laquelle ou l’on est. On a un devoir par rapport à la France et au monde d’entier d’utiliser au mieux ces conditions, si l’on peut dire, bénies des dieux. »

Rosanne Aries