Du fait du faible poids du collège des producteurs au sein de l’interprofession, la pomme de terre pourrait être exclue de la règle de non-négociabilité des prix instaurée par la loi Egalim 2, alors que ce serait bénéfique aux producteurs, s’insurge la Coordination rurale, dans un communiqué du 18 octobre 2021.

« Les interprofessions ayant la possibilité de déroger à la règle, et le poids du collège des producteurs étant minoritaire, la grande distribution et le négoce ont réussi à s’imposer afin de bénéficier d’une dérogation à la loi », alerte le syndicat. C’est une loi « qui a juste le mérite de mettre une nouvelle fois au grand jour le manque de considération des agriculteurs au sein de certaines interprofessions ! »

Trop de dérogations

Le syndicat avait déjà fait part de ses craintes concernant l’inefficacité de cette loi, la semaine dernière, avant son vote définitif au Sénat. Il pointait du doigt les trop nombreuses possibilités de déroger aux règles établies par la loi Egalim 2. Elle a depuis été publiée au Journal officiel, le 19 octobre 2021.

Le ministère de l’Agriculture indique que « des décrets permettant sa mise en œuvre seront pris rapidement ». Ils devraient notamment concerner la liste des produits agricoles exclus de la contractualisation obligatoire ou ceux exclus de la règle de non-négociabilité du coût des matières premières, ou encore les modalités et le calendrier de mise en œuvre de la contractualisation obligatoire dans la filière des bovins à viande.

> À lire aussi : Egalim 2 : la contractualisation obligatoire en viande bovine dès le début de 2022 (05/10/22)

Marie Salset