« Il ne reste plus que quelques jours pour qu’un accord commercial puisse être conclu avec les Britanniques », a rappelé Christian Cambon, président de la commission des affaires européennes du Sénat, le 28 octobre 2020, lors de l’audition de Clément Beaune, secrétaire d’État chargé des Affaires européennes. L’objet de cette audition : savoir où en sont les négociations entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, dont le divorce et ses conséquences doivent entrer en vigueur au 1er janvier prochain. Le temps est donc compté.

Des délais parlementaires à respecter

Clément Beaune a indiqué que les négociations concernant le Brexit se poursuivaient mais qu’on ne « pourra pas aller au-delà de la première quinzaine de novembre » pour définir les futures relations car il y a « des délais parlementaires européen et britannique qui ne peuvent pas être réduits à néant ».

Trois sujets majeurs « font obstacle », selon Christian Cambon : le maintien d’une concurrence loyale, l’accès aux eaux britanniques pour les pêcheurs continentaux et la méthodologie du règlement des différends.

« Prêts pour effectuer des contrôles aux frontières »

Accord, pas accord ? La question est entière et le scénario d’un Brexit dur plane. Le secrétaire d’État a assuré que la France était prête à faire face à d’éventuels nouveaux contrôles aux frontières. « 700 douaniers et 300 vétérinaires ont été recrutés », a-t-il précisé.

Si aucun accord n’est trouvé, le Royaume-Uni deviendra un pays tiers à l’Union européenne, soumis à des contrôles pour vérifier que les produits britanniques importés respectent bien les normes européennes.

Les produits agricoles seraient donc pleinement concernés. Des contrôles qui seront bien « assurés », a insisté Clément Beaune. Il a toutefois reconnu que des lacunes persistaient sur la difficulté à vérifier les procédés de production des biens en provenance de pays tiers.

Bertille Quantinet