« Le dispositif ne doit pas se restreindre aux exploitants en situation difficile. Il ne doit pas non plus les exclure », estime Jérémy Decerle, en marge du congrès de la FNSEA, organisé du 27 au 29 mars 2018 à Tours (Indre-et-Loire).

L’étude économique fait foi

Selon le syndicaliste, l’installation d’un jeune exploitant à la suite d’un agriculteur en grandes difficultés n’est pas forcément incompatible : « Des études économiques sont réalisées avant chaque installation. Notre objectif est de faire installer des jeunes, certes, sur des exploitations qui étaient en situation économique délicate, mais qui par la modification éventuelle du système d’exploitation, permettront de s’installer dans de bonnes conditions. On n’envoie pas au casse-pipe des jeunes qui s’installent sur des situations qui étaient en difficulté », insiste-t-il, tout en rappelant que le système de préretraite/installation ne devait pour autant se restreindre à ces situations.

Des discussions en cours à l’Élysée

Emmanuel Macron a annoncé vouloir « imaginer » pour le mois de mai « un système de préretraite agricole avec une reprise progressive de l’activité pour permettre à un jeune de s’installer ». Des discussions ont déjà eu lieu sur le sujet au cabinet du président de la République. Elles se poursuivent, indique JA.

La FNSEA souhaite par cette réforme et un nouvel accompagnement, répondre aux exploitants en difficulté qui voudraient décrocher.

Rosanne Aries