Les saisonniers agricoles étrangers pourront revenir travailler en France, selon le plan de déconfinement annoncé le jeudi 7 mai 2020 par le gouvernement d’Édouard Philippe.

Agriculteur en charge des questions sociales au bureau de la FNSEA, Jérôme Volle se déclare satisfait de cette mesure.

« Cette ouverture exceptionnelle des frontières répond à un vrai besoin des agriculteurs. Bien sûr, nous avons aussi été satisfaits de la mobilisation des travailleurs français, notamment grâce aux plateformes de recrutement, mais on n’arrive pas à résoudre tous les manques », explique Jérôme Volle.

« Nous attendons encore les modalités de mise en œuvre de cette annonce, complète-t-il. Les agriculteurs seront attentifs à assurer un accueil dans les bonnes conditions, en particulier sur les gestes barrières, pour que le monde agricole, qui a beaucoup donné dans cette crise, ne devienne pas maintenant le vecteur de la maladie. »

Un contrat de travail est nécessaire

Lors de la conférence détaillant le plan de déconfinement à partir du lundi 11 mai 2020, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a détaillé sa position sur la question de la fermeture des frontières françaises depuis fin mars.

« La fermeture des frontières reste la règle, a-t-il expliqué. Nous avons décidé de rendre possible certaines dérogations supplémentaires pour permettre de franchir les frontières entre la France et un pays de l’Union européenne, par exemple pour les ressortissants qui justifient d’un motif impérieux et sont munis d’un contrat de travail, en particulier les travailleurs saisonniers agricoles. Par ailleurs, la libre circulation des travailleurs frontaliers sera maintenue comme depuis le début du confinement. »

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Eric Young