Ce mercredi 13 mai 2020, c’est au micro de RTL que Didier Guillaume s’est exprimé sur les difficultés que peuvent rencontrer les agriculteurs alors que le gouvernement a annoncé le déconfinement partiel du pays à partir du 11 mai 2020.

100 000 bras qualifiés à trouver

Il a souligné que les agriculteurs avaient été au rendez-vous et avaient continué d’assurer l’approvisionnement alimentaire. Didier Guillaume est aussi revenu sur l’appel à la main-d’œuvre lancée au mois de mars 2020. La main-d’œuvre recrutée via cet appel aura, selon lui, surtout « servi à ne pas jeter les fruits ».

Aujourd’hui, le Ministre estime qu’il manquerait 80 000 à 100 000 bras pour assurer les récoltes et cueillettes estivales à venir. Une main-d’œuvre formée et souvent issue des pays de l’Est ou du Maghreb qu’il va être compliqué de compenser.

En effet, la main-d’œuvre originaire de l’espace Schengen et munie d’un contrat de travail, devrait par dérogation avoir l’autorisation de venir travailler sur les fermes françaises. Le travail est en cours au Ministère. Cependant, le ministre a précisé qu’« il n’est pas question d’élargir hors espace Schengen » cette dérogation.

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Soutenir les filières

Constatant que les prix des produits français avaient augmenté, Didier Guillaume a rappelé son engagement pour le « patriotisme alimentaire », un premier pas vers notre souveraineté alimentaire, selon lui. Il a également ajouté que les prix payés aux producteurs devaient être augmentés et qu’il ne peut pas y avoir un « effet d’aubaine » en cette période de crise sanitaire. L’encadrement des prix est, précise le Ministre, surveillé par le Ministère de l’Économie.

Concernant les difficultés à écouler certains produits, comme la pomme de terre industrielle, le Ministre s’est engagé à demander des aides européennes pour maintenir le marché, des mesures de stockage privé, ou de nouveaux débouchés (alimentation animale, méthanisation,…).

« Les vignerons ont beaucoup souffert », a rappelé le Ministre qui promet de nouveaux débouchés pour la filière pour déstocker en prévision des prochaines vendanges. L’état devrait subventionner les viticulteurs.

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A.Gambarini