« Cette année 2016 est l’une des pires que la France ait connue depuis 50 ans en matière de rendement céréaliers, s’alarme le candidat à la primaire Les Républicains, dans son communiqué de presse. Les rendements moyens nationaux, autour de 55 quintaux par hectares, sont en baisse de près de 30 % [...]. La perte globale engendrée dans la balance commerciale française pourrait représenter plus de 3 milliards d’euros. [...] La réalité, aujourd’hui, est que beaucoup d’exploitations sont menacées de disparaître. »

Attaque contre le Gouvernement

L’ancien Premier ministre accuse Stéphane Le Foll d’être « davantage occupé à porter la parole d’un gouvernement aux abois qu’à prendre le taureau par les cornes. Quelle est sa réponse devant l’urgence de la situation ? : « nous prenons compte de la situation, nous proposerons un plan d’accompagnement fin août. » Alors que les semis de la récolte 2017 se préparent maintenant, [...], le gouvernement répondra… fin août. Quelle incompréhension et quel mépris [...]. Pas de réponses non plus pour nos éleveurs laitiers [...].»

François Fillon plaide pour « une année blanche, couvrant les annuités bancaires de l’année et les avances aux cultures de 2017, conjuguée à des dispositifs de réduction de charges fiscales et sociales ». Il propose de déclarer « les zones sinistrées en situation de catastrophe naturelle en anticipant le versement des aides Pac et en pesant efficacement à Bruxelles pour enfin simplifier celles-ci ». Il demande aussi de libérer « les dispositifs de déduction pour aléas de ces contraintes réglementaires. Les systèmes sont obsolètes, la Pac, rigide et idéologique, ne servira à rien dans ce contexte. »

Un programme agricole présenté à la rentrée

Le candidat à la primaire pour 2017 présentera « à la rentrée [son] projet pour l’agriculture française. Je souhaite que nos agriculteurs aient les reins solides, [...] que les exploitations agricoles [...] renouent avec la croissance, [...] qu’elles retrouvent la confiance des banques et qu’elles représentent de nouveau un projet d’avenir pour nos jeunes ! Pour que cela soit possible, je souhaite, là aussi « casser la baraque, pour la reconstruire autrement » afin que notre agriculture, quels que soient les aléas, redevienne la première agriculture européenne et redevienne forte et conquérante. »

Avec l’AFP