Avoir une vision claire et précise de sa trésorerie et des solutions de gestion. Voici l’objectif du CAE, le conseil d’analyse économique. En 10 minutes, directement sur internet, il est possible d’obtenir sa situation en 2016 et de simuler des actions de gestion pour 2017 (emprunts modulables, emprunts à court terme, reports des annuités…).

« Avec 300 M€ (millions d’euros) de perte, toute production confondue, nous estimons que chaque exploitation a perdu 100 000 €, en moyenne. Cet outil, réalisé avec les deux centres de gestion, permet d’avoir les premiers éléments financiers, avant d’aller voir son banquier », expliquait Philippe Noyau, le président de la chambre d’agriculture du Loir-et-Cher, lors d’une conférence de presse le 9 septembre 2016.

1 800 appels

En parallèle de cet outil, la chambre d’agriculture du Loir-et-Cher a décidé d’appeler 1 800 agriculteurs, sur les 2 800 que compte le département, pour écouter les besoins et faire remonter les dossiers les plus en difficulté à la cellule Aidagri. L’organisme consulaire estime qu’un millier d’exploitations pourrait être en difficulté.

Le président de la chambre d’agriculture a également rencontré les présidents des tribunaux de grande instance et de commerce pour les sensibiliser au contexte particulier de cette année. Le Loir-et-Cher est un des départements les plus touchés par les intempéries (44 % des surfaces cultivées). Aujourd’hui, la sécheresse impacte également les rendements d’ensilage de maïs (–50 %), des vignes et les prairies.

Aude Richard