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Des prêts plus souples pour les jeunes qui s’installent

Crédit Agricole
 - Des prêts plus souples pour les jeunes qui s’installent
De gauche à droite : Jeremy Decerle, le président de Jeunes Agriculteurs, Dominique Lefebvre, le président de la Fédération nationale du Crédit agricole, et Jean-Christophe Roubin, directeur de l’agriculture au Crédit agricole SA, ont présenté le nouveau dispositif à destination des jeunes qui s’installent. © R. Aries/GFA R. Aries/GFA

Avec la fin des prêts bonifiés, le Crédit agricole revoit son offre et proposera à partir de mars 2017 des prêts à l’installation plus souples, présentés le 28 février 2017 à l’occasion du Salon international de l’agriculture.

Ça n’est pas sur les taux des prêts bancaires que repose la nouvelle offre du Crédit agricole. « Ça n’est plus le sujet aujourd’hui, explique le 28 février 2017 Jean-Christophe Roubin, directeur de l’agriculture au Crédit agricole S.A. Les taux sont bas et ne représentent pas une difficulté. » C’est d’ailleurs ce qui a rendu inopérants les prêts bonifiés en zone de plaine.

Pour pallier leur suppression en novembre 2016, la banque a choisi d’agir sur d’autres leviers, avec le souci premier d’accorder plus de souplesse aux jeunes qui s’installent. Elle propose ainsi :

  • Un financement moyen terme plus souple avec des modulations d’échéances plus étendues pour faire face aux aléas. En clair, un jeune qui s’installe sera susceptible de revoir ses mensualités à la hausse ou à la baisse, au cours de la vie de son crédit. Avec plus de souplesse dans la gestion de son prêt, il peut ainsi parvenir à réduire le coût de son crédit, et aussi anticiper un éventuel coup dur.
  • En complément : un prêt court terme sur six mois au maximum pourra être proposé en vue d’avancer au moins 80 % de la dotation au jeune agriculteur (DJA).

La nouvelle offre sera déployée progressivement par les caisses régionales du Crédit agricole à partir de mars 2017. « Chacune sera chargée de définir son propre cadre à partir de ces éléments, et, pourquoi pas, de trouver d’autres curseurs pour accompagner le mieux possible les porteurs de projets », précise Dominique Lefebvre, président de la Fédération nationale du Crédit agricole.

Un volet assuranciel en supplément

Le nouveau dispositif installation du Crédit agricole a été pensé plus largement. Il prévoit aussi un volet assuranciel incitatif « pour intégrer dès l’installation la gestion des risques en agriculture ». L’objectif de la banque est d’intensifier la sécurisation des revenus au travers de l’assurance (assurance récolte, assurance des prairies…).

Une offre monétique « avantageuse », avec plusieurs solutions d’acceptation des règlements par carte bancaire, sera aussi proposée pour développer les circuits courts. « Cette démarche s’inscrit en parallèle du parcours à l’installation, a précisé Jérôme Decerle, président de JA qui a travaillé en partenariat avec le Crédit agricole sur le projet. Elle propose des aides financières mais aussi tout un accompagnement humain non négligeable. »

Rosanne Aries

Le coût d’une installation diminue

Le Crédit agricole a profité du Salon de l’agriculture pour présenter les résultats de son baromètre 2016 sur les jeunes agriculteurs, une enquête menée tous les deux ans, auprès d’un échantillon de 800 personnes. La majorité des nouveaux installés sont spécialisés en élevage (66 %) et ont opté pour une forme sociétaire (77 % en 2016 contre 65 % en 2014-2015).

2016 est marquée par une recrudescence des « intégrations » (associations) au détriment des « reprises » d’exploitation. Les deux sont désormais quasi à égalité (43 % pour les premiers, 44 % pour les seconds), un phénomène qui pourrait être lié selon Jean-Christophe Roubin, à la reconnaissance, avec la dernière Pac, du principe de transparence pour les Gaec.

Chiffre d’affaires en hausse

Les créations d’exploitation restent minoritaires (13 %). Les montants des chiffres d’affaires des exploitations sont plus importants avec une majorité d’exploitations de plus de 200 000 € de chiffre d’affaires. La part des exploitations à moins de 100 000 € de chiffre d’affaires a diminué. Le montant estimé de l’installation est en revanche en baisse avec en moyenne 179 000 € investis en 2016 au moment (contre 185 000 € en 2014).

71 % des nouveaux installés ont par ailleurs déjà exercé une activité professionnelle et pour un tiers des cas, cette activité est sans lien avec l’agriculture. 28 % ont une activité de diversification. « Nous ne sommes plus dans une agriculture d’héritage mais d’innovation, a commenté Jean-Christophe Roubin. C’est un signe positif. » La vente directe s’est aussi développée et rassemble 18 % des nouveaux installés.

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