Au 1er septembre 2020, l’activité partielle des personnes à risques de formes graves de Covid-19 prend fin. L’arrêt de ce système concerne aussi les personnes avec qui elles habitent.

Durant l’état d’urgence sanitaire et les mois qui ont suivi, les personnes vulnérables, sous réserve d’un avis médical d’isolement, et leur compagnon étaient éligibles au dispositif de l’activité partielle ou d’un arrêt de travail. Dans un avis du 30 juin 2020, le Haut-conseil de la santé publique a estimé que le prolongement de cette situation risquait de les couper du monde du travail. Un décret du 29 août 2020 met fin à cette possibilité.

Toutefois, le ministère du Travail recommande de privilégier le télétravail pour ces personnes lorsqu’il est possible. Sinon, il encourage à prendre des mesures de protection encore renforcée (bureau isolé, glace de protection, lavage des mains encore plus fréquent…).

Certaines pathologies sont maintenues

Cependant, l’activité partielle et les arrêts de travail dérogatoires sont maintenus, sur prescription du médecin, pour les personnes atteintes de certaines pathologies qui présentent un risque particulièrement élevé de formes graves de Covid-19. Les pathologies concernées par ce traitement dérogatoire, détaillées dans le décret du 29 août 2020, sont les suivantes :

  • Cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  • Immunodépression congénitale ou acquise ;
  • Immunodépression médicamenteuse : chimiothérapie anticancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive ;
  • Infection à VIH non contrôlée ou avec des CD4 < 200/mm³ ;
  • Immunodépression consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques ;
  • Immunodépression liée à une hémopathie maligne en cours de traitement ;
  • Être âgé de 65 ans ou plus et avoir un diabète associé à une obésité ou des complications micro- ou macrovasculaires ;
  • Être dialysé ou présenter une insuffisance rénale chronique sévère.
Éric Young