« Pour garantir un revenu pendant cette crise sanitaire », le Modef revendique un prix minimum d’achat pour chaque production agricole, selon un communiqué du 31 mars 2020. Ce prix plancher tiendrait compte de « l’évolution des coûts de production en fonction des bassins de production et des revenus des producteurs de chaque filière agricole », précise le syndicat.

Une agriculture française « déjà mise à mal »

« L’agriculture française, déjà mise à mal par un contexte économique et des décisions politiques défavorables aux producteurs, se retrouve frappée de plein fouet par cette crise sanitaire. » Pour le Modef, les prix payés, toutes filières confondues, « baissent de 10 % à cause du coronavirus, certainement à cause des problèmes de transformation et aussi des échanges commerciaux entre les différents pays ».

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La grande distribution pointée du doigt

La Confédération paysanne s’attarde, de son côté, plus particulièrement sur la grande distribution. « Plusieurs enseignes communiquent sur les achats français et locaux et les développent, notamment sur des filières en grandes difficultés (agneaux, chevreaux, produits frais, plants). Nous demandons que ces pratiques se multiplient et puissent également mettre en avant des produits sous signe de qualité », précise le syndicat dans un communiqué du 1er avril 2020.

« Cependant, la solidarité sur l’écoulement des volumes ne suffit plus. Nous attendons de la distribution plus de responsabilité également en matière de transparence sur les prix d’achat et de vente et également sur une répartition des marges plus équitable entre tous les acteurs des filières », ajoute-t-il.

La Confédération paysanne exige en ce sens des « mesures fortes » de la part des pouvoirs publics, afin de « permettre en ces temps inédits une juste rémunération ». « Plus une vente ne doit se faire en dessous de nos coûts de production », lance le syndicat.

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Alexis Marcotte