La nouvelle version du protocole sanitaire, publiée le soir du 31 août 2020 par le ministère du Travail après une consultation des partenaires sociaux, ne change qu’à la marge les règles qui s’appliquaient déjà aux exploitations agricoles. En particulier, il renforce l’obligation de porter le masque à l’extérieur et en atelier.

Un mètre de distance dans chaque direction

À l’extérieur, il devient nécessaire pour tout le monde de le porter dans le cas d’un regroupement ou si la distance d’un mètre n’est pas respectée. Désormais, quand on parle d’une distance d’un mètre, il faut l’entendre dans chaque direction. Ce qui revient à une emprise de 4 mètres carrés pour chaque personne. En revanche, rien ne change pour le travail seul au champ ou au pré où le masque n’est pas demandé.

En atelier, le port du masque par les salariés est rendu nécessaire par le protocole. Il n’est possible de s’en soulager que si l’atelier est ventilé conformément à la réglementation, que la densité de personnes est faible, que ces personnes respectent la plus grande distance entre elles et qu’elles portent une visière, dont le protocole rappelle par ailleurs qu’elle ne remplace pas le masque.

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Un rappel dans les véhicules

Dans les véhicules, que ce soit une voiture, une camionnette ou un tracteur, le port du masque est obligatoire dès qu’il y a plusieurs personnes dans l’habitacle. Il faut aussi qu’elles se nettoient les mains et qu’il existe dans l’entreprise une procédure effective de nettoyage et de désinfection régulière du véhicule.

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Les règles pour l’accueil du public sont rappelées dans le protocole, en particulier au sujet de la gestion des flux de personnes, aussi bien salariés que clients, et de la pose d’écrans transparents de protection dans les postes d’accueil. Elles étaient déjà en vigueur depuis la réouverture de lieux publics en mars.

Le masque dans les lieux collectifs clos

En revanche, le nouveau protocole oblige désormais au port permanent du masque, pour lz grand public en tissu ou chirurgical, dans les lieux collectifs clos. Il n’est possible de s’en soulager (temporairement) qu’à certaines conditions et selon la circulation du virus. Dans les départements « rouges » (Sarthe, Loiret, Île-de-France, Rhône, Gironde, arc méditerranéen…), les salariés ne pourront souffler en retirant un peu leur masque seulement si les locaux sont suffisamment grands et équipés d’une extraction haute et d’une ventilation, et que le périmètre de 4 mètres carrés par personne est respecté.


En milieu froid (–18 degrés), des discussions auront lieu cette semaine pour trouver les modes adéquats de prévention (distanciation, hygiène avant et après sortie de ces milieux).

Enfin, le protocole reconduit l’appel à une attention renforcée vis-à-vis des travailleurs détachés et des saisonniers. L’employeur est particulièrement tenu de les informer des gestes barrières et du dispositif du protocole même quand les salariés ne parlent pas le français. Le ministère recommande de privilégier les chambres individuelles. Il explique aussi que la vigilance du commanditaire s’exerce aussi auprès du sous-traitant.

Éric Young